Chirurgie maxillo-faciale - Dr Suzanne Decaudaveine
otoplastie
L’otoplastie : tout savoir sur la chirurgie des oreilles décollées

L’otoplastie est une intervention chirurgicale qui permet de corriger les oreilles décollées, souvent source de complexes pour de nombreuses personnes. Bien que ce type de chirurgie soit principalement esthétique, elle peut également avoir un bénéfice psychologique important.

Pourquoi faire une otoplastie ?

La majorité des patients qui optent pour cette intervention le font en raison d’un complexe esthétique lié à la forme ou à la taille de leurs oreilles. En effet, des oreilles décollées, disproportionnées par rapport au visage, peuvent être perçues comme un défaut physique gênant, surtout pendant l’enfance et l’adolescence. Cela peut entraîner une gêne sociale, des moqueries, voire du harcèlement à l’école, ce qui peut affecter la confiance en soi.

Outre la dimension esthétique, certains patients se tournent vers l’otoplastie pour corriger des anomalies fonctionnelles, telles qu’une déformation suite à un accident. Parfois, la chirurgie est également réalisée pour restaurer une symétrie plus naturelle des oreilles.

Dans tous les cas, l’objectif de l’otoplastie est d’apporter une amélioration esthétique et d’offrir une meilleure harmonie avec le visage. Cela permet au patient de retrouver une confiance en soi et de se sentir mieux dans sa peau.

A quel âge faire une otoplastie ?

On peut proposer une otoplastie à partir de 7 ans en général, c’est-à-dire lorsque les oreilles ont quasiment atteint leur développement final. Cela permet de s’assurer que l’intervention sera efficace et que les résultats seront durables. À cet âge, l’enfant peut également être plus facilement préparé à l’opération, et il peut exprimer ses motivations.

Cependant, la chirurgie n’est pas exclusivement réservée aux enfants. De nombreux adultes, qui ont vécu avec des complexes toute leur vie, choisissent de se faire opérer plus tard. Les résultats de l’otoplastie sont tout aussi efficaces chez les adultes que chez les enfants. La procédure peut avoir un impact très positif sur la qualité de vie des patients de tout âge.

L’un des avantages de l’otoplastie chez l’enfant est qu’elle peut prévenir les problèmes d’estime de soi avant qu’ils ne s’aggravent.

La chirurgie des oreilles décollées (otoplastie) est-elle remboursée par la sécurité sociale ?

En France, l’otoplastie peut être remboursée par la sécurité sociale. La condition doit être que la déformation des oreilles responsable d’une souffrance psychologique excessive. Si la déformation des oreilles résulte d’un traumatisme, elle peut également être prise en charge par la sécurité sociale.

Par contre, si l’otoplastie est pratiquée pour des raisons purement esthétiques, c’est-à-dire sans nécessité médicale, les frais restent à la charge du patient.

Le patient doit consulter son chirurgien maxillo-facial pour obtenir un devis précis. Il peut ensuite discuter avec la mutuelle de la possibilité d’une prise en charge en fonction de la nature de l’opération.

Comment se déroule l’opération ?

L’otoplastie est une intervention relativement simple. Elle peut se faire sous anesthésie locale ou générale. Chez les enfants, on préfère souvent une anesthésie générale pour éviter tout stress et garantir un confort optimal.

La cicatrice

L’opération commence par une incision discrète derrière l’oreille. Cela permet de cacher les cicatrices.

La correction de la forme des oreilles

Le chirurgien procède ensuite à la correction de la forme de l’oreille en agissant sur le cartilage. Selon le cas, il peut réduire la taille du cartilage, le remodeler ou corriger l’angle entre l’oreille et le crâne.

Le chirurgien peut également fixer le cartilage dans une nouvelle position à l’aide de points de suture internes qui garantissent une meilleure fixation et un résultat naturel. L’opération dure en général entre 1 et 2 heures, en fonction de la complexité de l’intervention et du nombre d’oreilles à traiter.

Une fois l’opération terminée, un pansement est appliqué sur les oreilles pour protéger les zones traitées et favoriser la guérison.

Est-ce que j’aurai mal après l’otoplastie ?

La douleur post-opératoire est généralement modérée et bien contrôlée par les antalgiques prescrits par le chirurgien. Après l’intervention, les patients peuvent ressentir une gêne ou une sensation de tiraillement au niveau des oreilles pendant quelques jours. Un léger œdème (gonflement) est également normal et disparaît généralement en quelques jours.

Le chirurgien pourra recommander de prendre des antalgiques légers pendant les premiers jours suivant l’opération, mais la plupart des patients ne ressentent pas de douleur intense. Un suivi post-opératoire est crucial pour s’assurer que la cicatrisation se déroule correctement et pour traiter rapidement tout inconfort éventuel.

Il est important de respecter les consignes du chirurgien, comme éviter de toucher ou de manipuler les oreilles pendant la phase de guérison, afin d’éviter toute complication.

Pourquoi porter un bandeau après une otoplastie ?

Le chirurgien conseillera au patient de porter un bandeau après l’otoplastie. C’est essentiel pour plusieurs raisons. Tout d’abord, il permet de maintenir les oreilles dans leur nouvelle position, en évitant qu’elles ne bougent pendant la phase de cicatrisation. Le bandeau permet de maintenir une pression légère et constante sur la zone opérée, ce qui permet d’éviter toute déformation des oreilles pendant la cicatrisation. Le port du bandeau est recommandé 24h/24 au début puis seulement la nuit.

De plus, le bandeau protège les oreilles des traumatismes externes et des risques d’infection. En évitant les frottements avec des objets ou des vêtements, il contribue à une cicatrisation rapide et sans complication.

 

Fiche d’information de la Société Française de Chirurgie Maxillo-Faciale et Stomatologie : Oreilles décollées – Otoplastie

Pourquoi faire une génioplastie ?

La génioplastie, également connue sous le nom d’ostéotomie du menton ou mentoplastie, est une intervention visant à remodeler le menton en vue d’obtenir harmonie et symétrie faciales. Cette procédure est souvent réalisée dans un but esthétique pour corriger des problèmes tels qu’un menton fuyant ou en galoche, sans qu’il y ait nécessairement de problème orthodontique sous-jacent. 

 

  • Raison Esthétique :
    L’une des principales motivations pour la génioplastie est l’amélioration de l’esthétique faciale en corrigeant un menton fuyant, en galoche, asymétrique, ou présentant d’autres imperfections. Un menton symétrique et correctement aligné peut considérablement améliorer le profil du visage, apportant équilibre et harmonie aux traits.
  • Raison fonctionnelle : incompétence labiale
    Certaines personnes peuvent éprouver des difficultés à fermer les lèvres sans effort, ce qui peut entraîner des problèmes d’élocution et une impossibilité à respirer par le nez.

Cela peut également contribuer à des lésions de la gencive inférieure et augmenter le risque de déchaussement des dents mandibulaires. La génioplastie peut aider à prévenir ces complications à long terme.

 

Comment se déroule l’intervention de génioplastie ? 

L’intervention se fait sous anesthésie générale. Le chirurgien réalise une section de l’extrémité antérieure de la mandibule (ostéotomie du menton). La cicatrice est à l’intérieur de la bouche, sur la muqueuse buccale. L’os mandibulaire est ensuite repositionné correctement et fixé par une plaque et des vis en titane.
Dans certains cas, une greffe osseuse peut être nécessaire. L’intervention se termine par la suture de l’incision de la muqueuse, avec l’utilisation de fils résorbables.

En général, une seule nuit d’hospitalisation est ensuite recommandée pour surveiller le patient.

Résultat de la génioplastie

Il faut attendre 2 à 3 mois mois afin d’observer le résultat final de la génioplastie correspondant au temps requis à la résorption complète de l’œdème.

Complications éventuelles de la génioplastie

Bien que la génioplastie soit généralement considérée comme une intervention sûre, de rares complications peuvent survenir.  Parmi les possibles complications postopératoires, on peut citer :

  • Hémorragie : les premières heures suivant la génioplastie sont généralement marquées par un saignement modéré. Exceptionnellement, une hémorragie excessive pendant ou après la chirurgie peut nécessiter une intervention médicale immédiate, voire une reprise chirurgicale.
  • Infection : bien que rare, une infection peut survenir quelques jours à quelques semaines après l’opération et nécessitera un traitement adapté.
  • Le retard de consolidation ou la non-consolidation osseuse : très rare et favorisée par des facteurs externes tels que des traumatismes. Une reprise chirurgicale peut parfois être nécessaire, avec la mise en place d’une greffe osseuse.
  • Complications neurologiques : il peut y avoir un défaut de sensibilité (engourdissement) de la lèvre inférieure et du menton qui peut durer jusqu’à quelques mois après l’intervention. En effet, le nerf alvéolaire inférieur responsable de l’innervation sensitive de ces zones passe à proximité de la zone opérée. Une perte de sensibilité définitive est rarissime.

 

Fiche d’information de la Société Française de Chirurgie Maxillo-Faciale et de Stomatologie : génioplastie – ostéotomie du menton

Pourquoi faire une biopsie de la bouche ?

La biopsie buccale est une procédure médicale consistant à prélever un échantillon de tissu de la muqueuse buccale (ou de l’os) en vue d’une analyse en laboratoire d’anatomo-pathologie. 

Celle-ci permet de diagnostiquer d’éventuelles anomalies qui pourraient être des signes précurseurs de pathologies plus graves. La biopsie buccale est souvent utilisée pour différencier entre les lésions bénignes et malignes, établir un diagnostic précis et orienter la prise en charge des affections orales.

La biopsie est le plus souvent réalisée sur recommandation de votre dentiste qui peut vous orienter vers un chirurgien maxillo-facial /stomatologue. 


Les objectifs de la Biopsie Buccale :

 

Diagnostic de pathologies orales :
La biopsie permet d’établir un diagnostic précis des affections orales, allant des infections aux tumeurs.

Identification de lésions suspectes :
Elle est particulièrement utile pour examiner et identifier des lésions suspectes telles que des ulcérations, des masses ou des anomalies tissulaires.

Différenciation entre les conditions bénignes et malignes :
En analysant les caractéristiques cellulaires spécifiques, elle permet de diagnostiquer les cancers de la bouche en déterminant leur type et leur agressivité.

Surveillance de l’évolution des lésions préexistantes :
Celle-ci permet de suivre l’évolution des lésions buccales, d’évaluer l’efficacité du traitement, d’ajuster la prise en charge et d’anticiper d’éventuels développements ou complications.

 

Déroulement de la procédure : 

La biopsie buccale se déroule généralement en deux étapes :  

  • Le chirurgien maxillo-facial effectue une anesthésie locale injectée au moyen d’une aiguille très fine
  • Ensuite, le chirurgien réalise le prélèvement en pratiquant des incisions au bistouri dans la région de la cavité buccale concernée. Il y a souvent un ou deux points de suture résorbables mais ce n’est pas systématique

Le tissu prélevé est ensuite envoyé à un laboratoire pour analyse. Le résultat est disponible environ 2-3 semaines après la biopsie.

La biopsie buccale permet un diagnostic rapide et précis des pathologies orales. Cela aide à orienter les professionnels de santé dans le choix des traitements et à assurer une prise en charge adaptée aux besoins spécifiques de chaque patient.

N’hésitez pas à consulter un professionnel de santé en cas de symptômes tels que des douleurs buccales, des gonflements anormaux, des saignements fréquents ou des lésions buccales qui ne disparaissent pas.

Fiche d’information de la Société Française de Chirurgie Orale : Biopsie

A quoi vous attendre suite à une extraction des dents de sagesse ?

Les dents de sagesse sont un héritage du temps où nos ancêtres en avaient besoin pour mastiquer la viande crue et autres végétaux coriaces.

Aujourd’hui, la mâchoire de l’Homme s’est rétrécie et beaucoup de personnes n’ont pas suffisamment de place pour l’éruption de ces dents. On recommande donc souvent de les extraire et ce dans plusieurs cas. 

Suite à une consultation avec votre dentiste, il peut vous demander de les faire enlever afin de prévenir d’éventuelles infections ou douleurs. L’extraction peut aussi être réalisée après un traitement orthodontique, pour éviter que l’éruption des dents de sagesse ne décale l’alignement des dents.

La procédure peut se faire auprès d’un dentiste habitué à la chirurgie ou bien d’un stomatologue, mais à quoi doit-on s’attendre après cette extraction ?

 

Les suites post-opératoires Apres extraction des dents de sagesse : 

Suite à la chirurgie, vous pouvez ressentir les symptômes suivants : 

  • Des engourdissements : même en cas d’anesthésie générale, le chirurgien ajoute une anesthésie locale sur la zone opérée. Cette anesthésie locale limite la douleur post opératoire mais peut être responsable d’engourdissements au niveau de la zone opérée. Ils s’estompent dans les heures qui suivent votre extraction.
  • Des saignements : ils sont tout à fait normaux jusqu’à 36 heures après l’intervention, alors pas de panique ! S’ils viennent à se poursuivre ou à devenir abondants, n’hésitez pas à en parler à votre chirurgien. On recommande d’éviter les efforts physiques qui peuvent déclencher les saignements. Vous pouvez placer une compresse sur la zone qui saigne et la mordre. Cela facilite la formation du caillot de sang nécessaire à la bonne cicatrisation de la plaie.
  • Un gonflement : les régions du visage à proximité du site d’extraction sont susceptibles d’enfler après l’intervention. C’est naturel et il ne faut pas s’inquiéter, l’oedème peut même s’accentuer 36 heures après l’extraction et va disparaître graduellement. Vous pouvez appliquer de la glace sur les zones enflées.
  • Des douleurs : elles apparaissent lorsque l’anesthésie locale perdra son effet. Il faut bien prendre les comprimés antidouleur prescrits par le chirurgien. Si les douleurs persistent ou s’intensifient malgré les traitements, il faut en parler à votre chirurgien.
  • Des nausées ou vomissements : ils peuvent apparaître suite à l’intervention du fait de l’anesthésie générale ou de la mauvaise tolérance de certains médicaments antidouleur.

Les points de suture utilisés pour refermer la plaie si besoin sont résorbables : ils se décomposent d’eux-mêmes au bout de quelques jours mais cela peut aller jusqu’à un mois.

Les consignes et recommandations du chirurgien : 

  1. L’hygiène bucco-dentaire suite à votre extraction est très importante. On peut reprendre le brossage des dents au niveau de la zone opérée dès le lendemain de l’intervention : il doit être délicat, on peut le faire au mieux avec une brosse à dents chirurgicale. Même si le brossage est impossible en raison de la douleur, la zone opérée doit rester bien propre : bien se rincer la bouche après les repas avec le bain de bouche.
  2. L’alimentation : on déconseille de boire et manger dans les 2 heures qui suivent l’intervention. Dans les 24 à 72 heures suivantes, une alimentation froide et molle est propice à une meilleure cicatrisation. Il faut éviter les boissons trop chaudes (qui favorisent les saignements) et les petits aliments susceptibles de se coincer dans les cicatrices dans la bouche (riz, maïs, graines…). L’alimentation peut devenir plus solide au fur et à mesure des jours, en fonction de la douleur.
  3. En ce qui concerne l’alcool et le tabac, on conseille de les éviter jusqu’à guérison complète.
  4. Mettre des poches de glace sur les joues dès la fin de l’intervention et le plus souvent possible pendant les premières 48 heures permet de limiter le gonflement.
  5. Le sport est déconseillé pendant une semaine (risque de saignement par augmentation de la tension). Et les sports de contact (boxe, karaté…) sont interdits pendant 6 semaines en raison de la fragilité de l’os de la mâchoire après l’intervention.

 

Il n’y a pas de consultation de suivi systématique chez le chirurgien mais il vous reverra bien sûr si l’évolution post-opératoire est inhabituelle.

Fiche d’information de la Société Française de Chirurgie Maxillo-Faciale et Stomatologie : Extraction de dents de sagesse

Comment corriger le Prognathisme et le Rétrognathisme ?

Qu’est ce que le Prognathisme ? 

Le prognathisme se caractérise par une avancée excessive de la mâchoire du bas (mandibule) par rapport à la mâchoire du haut (maxillaire). La mâchoire inférieure peut être proéminente ou au contraire la mâchoire du haut peut être trop en arrière. Visuellement, le menton peut être plus prononcé, créant un défaut d’harmonie du visage.

 

Qu’est ce que le Rétrognathisme ?

Le rétrognathisme se produit lorsque la mâchoire inférieure (mandibule) a un aspect trop reculé par rapport à sa position normale, ce qui peut donner l’impression d’un menton en retrait. Cette condition peut également contribuer à des problèmes d’alignement dentaire et à un défaut d’harmonie faciale. 

 

 

 

 

 

 

Les symptômes du prognathisme et du rétrognathisme comprennent une usure excessive de la dentition, un désalignement entre les dents et un aspect non harmonieux du visage de profil. Ces signes peuvent avoir des implications esthétiques et fonctionnelles, affectant la mastication, la parole et la santé bucco-dentaire globale.

Les dents peuvent ne pas s’emboîter correctement même après un traitement orthodontique seul. Les corrections orthodontiques visent principalement à aligner les dents et à résoudre des problèmes mineurs d’occlusion mais elles peuvent ne pas suffire pour traiter des anomalies significatives de la mâchoire.

Comment traiter le prognathisme et le rétrognathisme ?

La chirurgie orthognatique est souvent recommandée en complément du traitement orthodontique. Elle permet de réajuster la position des mâchoires, favorisant ainsi une occlusion dentaire appropriée.

Une méthode chirurgicale couramment utilisée est l’ostéotomie des mâchoires (ostéotomie bimaxillaire), qui consiste en une ostéotomie de la mâchoire supérieure (ostéotomie maxillaire, également connue sous le nom d’ostéotomie de Lefort I) et une ostéotomie de la mâchoire inférieure (ostéotomie mandibulaire).

Ces ostéotomies impliquent la coupe chirurgicale des os de la mâchoire pour permettre leur déplacement et leur fixation dans une position plus appropriée.


Les étapes de l’intervention :

  1. Diagnostic et planification : une évaluation approfondie est effectuée en collaboration avec un orthodontiste pour déterminer la nécessité de l’intervention, le chirurgien planifie les ajustements nécessaires.
  2. Préparation orthodontique : un traitement orthodontique est souvent nécessaire avant l’intervention pour aligner les dents et faciliter le déroulement de celle-ci.   
  3. Coupe des os de la mâchoire : ceci permet de déplacer la mâchoire supérieure ou inférieure ou les deux vers une position correcte.
  4. Stabilisation de la nouvelle position : une fois les coupes effectuées, le chirurgien peut utiliser des dispositifs tels que des vis, des plaques ou d’autres moyens de fixation pour stabiliser les mâchoires supérieure et inférieure dans leur nouvelle position.
  5. Suture des incisions : les incisions réalisées sont soigneusement suturées pour permettre une guérison appropriée. 

 

Le patient doit généralement suivre des instructions spécifiques pour les soins post-opératoires, incluant des recommandations sur l’alimentation, l’hygiène buccale, le port d’élastiques éventuel sur l’appareil orthodontique et d’autres précautions nécessaires pour assurer une guérison optimale.

Un suivi régulier avec le chirurgien maxillo-facial et l’orthodontiste est mis en place afin d’évaluer la progression et de surveiller l’évolution de l’alignement dentaire.

Quand doit-on consulter un chirurgien maxillo-facial ?

Le chirurgien maxillo-facial ou stomatologue est spécialisé dans la prise en charge des pathologies de la cavité buccale et de la face. 

Les motifs de consultation sont très nombreux et variés :

  • Les extractions dentaires : les dents de sagesse

Les dents de sagesse situées à l’arrière de la bouche, peuvent souvent causer des problèmes et des douleurs en raison de leur positionnement ou de leur mauvaise éruption.

Leur extraction peut être nécessaire afin d’éviter le développement d’infections ou le décalage d’un traitement orthodontique préalablement réalisé.

 

  • La prise en charge des tumeurs bucco-faciales: 

Le chirurgien maxillo-facial se consacre à l’évaluation, au diagnostic et au traitement des tumeurs bénignes et malignes de la muqueuse buccale et des mâchoires. 

 

  • La chirurgie orthognatique :

Correction des anomalies faciales telles que le prognathisme, le rétrognathisme, l’asymétrie des mâchoires et le sourire gingival afin de restaurer l’harmonie des structures faciales. 

 

  • La chirurgie cutanée du visage :

Le chirurgien maxillo-facial prend en charge le retrait de grains de beauté, de lipomes et de kystes du visage. Il peut également réaliser des procédures esthétiques telles que la blépharoplastie ou la rhinoplastie.

 

  • Les affections des glandes salivaires : 

Un chirurgien maxillo-facial est souvent impliqué dans le diagnostic et le traitement de ces affections (lithiases, kystes, cancer…)  qui peuvent entraîner des symptômes tels que douleur, gonflement, difficulté à manger ou à avaler.

 

Quelle est la différence entre stomatologue et chirurgien-dentiste ? 

Le chirurgien-dentiste est un spécialiste des soins bucco-dentaires centrés sur les dents alors que le stomatologue/chirurgien maxillo-facial est un chirurgien spécialisé dans les pathologies de la bouche et du visage dans sa globalité.

Dr Decaudaveine

Dr Decaudaveine

Le Dr Suzanne Decaudaveine est chirurgien maxillo-facial à Paris.

Cabinet de consultation

Interventions

Les interventions ont lieu sous anesthésie locale au cabinet (Paris 2ème), ou sous anesthésie générale à la Clinique Turin (Paris 8ème) ou la Clinique Montlouis (Paris 11ème)